Une des choses que j’ai pu apprendre de mes parents, c’est de ne pas attendre trop longtemps. Des parents ce sont des modèles. Ils te transmettent des choses et feront en sorte que chaque famille sera différente l’une de l’autre. Ils font des erreurs, et ils apprennent. Tu les vois échoués et tu apprends.
Je ne veux pas être comme mes parents.
Ils ont dû vivre deux vies en fait. L’une passionnelle, remplie de rire, de bonheur et de tendresse. Ensuite est venue celle familiale avec tout ce qui englobe les responsabilités, l’argent, le faux-bonheur. Après quelques enfants, et après plusieurs années, ils se sont séparés.
15 ans plus tard je les observe et la seule chose qui me vient à l’esprit c’est: pourquoi le destin à fait en sorte qu’ils aient une famille quand ils auraient pas dû. Ils ne s’aiment pas. Ils se sont aimés bien évidemment, avant nous. Mais ne mettons pas chat et chien ensemble maintenant. Lorsque les sentiments se sont détériorés, il était trop tard. Tout s’était enclenché.
Les bébés, la maison, le chien, la van.
Je ne leur en veux pas de l’avoir fait, je suis quand même là.
Mais il ne faut pas se surprendre que je sois jalouse.
Jalouse de ces parents qui s’aiment depuis toujours et jusqu’à leur mort.
Jalouse des amours durables, cet amour d’âme soeur.
J’ai comme modèle, le couple n’ayant pas fonctionné.
Provoquant ainsi mon doute envers l’amour.
J’ai bien peur que tout ça n’existe pas.
À bien y réfléchir tous les projets que j’ai, non rien de familial.
Je ne veux pas de maison, ni d’enfants, ni de travail stable.
S’il n’y a plus d’amour, qu’est-ce qu’il y a après, maman?



